Séance Plénière des 18 et 19 mai 2017 / « Ce projet est conçu pour être le poumon vert du Grand Paris »
mai 24, 2017

Séance Plénière des 18 et 19 mai 2017 / « Ces associations permettent souvent de faire le lien entre les professionnels et les victimes pour lesquelles un accompagnement est indispensable. »

Madame la Présidente, Monsieur le Vice-Président,

En adoptant le « bouclier de sécurité » dès le début de la mandature, vous avez fait de la sécurité une priorité régionale : développement de la vidéo protection dans les communes et dans les transports, sécurité des lycées, équipement des polices municipales  et aujourd’hui vous nous proposez d’adopter un dispositif ambitieux pour mieux protéger les victimes.

Vous décidez de lancer un appel à projets aux associations qui œuvrent en faveur des victimes et notamment des femmes victimes de violences. Le rôle des associations envers les femmes victimes de violence, est fondamental. C’est très souvent vers les associations que se tournent les femmes pour trouver un lieu d’écoute. C’est grâce au travail des associations qu’elles vont prendre conscience de leurs droits, de la possibilité de déposer plainte, de l’importance d’une décision de justice, tant sur le plan pénal que sur le plan civil. Certaines associations vont même jusqu’à accompagner les victimes au commissariat, elles vont les aider à trouver un avocat et un psychologue. Ces associations permettent souvent de faire le lien entre les différents professionnels qui vont être amenés à accompagner les victimes pour lesquelles un accompagnement est nécessaire et indispensable.

 

En effet, et à défaut d’accompagnement, elles feront marche arrière à un moment ou à un autre. Encore trop souvent, elles arrivent à l’audience correctionnelle, main dans la main avec leur bourreau, lequel, à une fois de plus, promis qu’il ne recommencerait jamais. Les mesures que vous nous proposez d’adopter sont complémentaires à la niche que nous proposerons en fin de séance, par l’intermédiaire de notre collègue Clotilde Derouard.

Les victimes d’attentats sont malheureusement trop nombreuses. Une écoute et un soutien moral, une orientation vers un dispositif de prise en charge psychologique adéquat, un accompagnement concernant l’ensemble des démarches administratives, juridiques et judiciaires, une aide pour l’obtention éventuelle de droits sociaux, sont indispensables pour ces victimes.

 

Ce dossier concerne également les victimes de délits routiers encore trop nombreuses,  ainsi que les militaires blessés en opérations, qui ont eux aussi besoin d’un accompagnement tant sur le plan psychologique que pour leurs démarches administratives.

Rappelons que les associations qui sollicitent un renouvellement de subvention, devront présenter un bilan des actions qu’elles ont menées et pour lesquelles elles ont été subventionnées.

La télé-protection vient en complément de l’accès au droit. Lorsqu’une personne se trouve en situation de danger, victime de violences ou de viols conjugaux, le procureur de la République peut lui attribuer ce téléphone mobile géo-localisable et doté d’une touche permettant d’alerter les autorités publiques.

Ce dispositif prévu par la loi du 4 août 2014 a fait l’objet d’expérimentations dans 13 départements avant d’être généralisé à tout le territoire.

En 2015, la Région Ile-de-France a signé une convention avec notamment le Préfet, le Tribunal de Grande Instance et les associations référentes dans plusieurs départements. Le dispositif ayant été unanimement  reconnu par les différents acteurs de la protection des femmes victimes de violence, ce dispositif est reconduit.

Ainsi par les mesures que vous nous proposez d’adopter, la région renforce son rôle dans les protections des franciliennes et des franciliens.

Nous voterons donc en faveur de ce rapport.